Plaisir en plein-air

Cher journal,

Le dimanche est la journée que j’aime le moins, un peu comme la majorité des gens j’imagine. Je ressens ce spleen face à la platitude de ce temps qui s’écoule perpétuellement dans l’indifférence la plus totale. Souvent, la mélancolie me gagne, et je n’aspire alors qu’à m’évader, et oublier ces minutes, ces heures d’une morosité funeste.

Je décidai, ce dimanche, d’enfiler mon jogging et de faire mon footing, écouteurs à fond au son d’une playlist gaie mais surtout gay. J’enfilai mes baskets, casquette sur la tête avec cette envie ineffable de sortir d’une routine dominicale exaspérante.

Je changeai d’itinéraire le plus fréquemment, alternant les échappées en ville, en bordure de route, dans les bois. Ma soif de nature me fit choisir, cette fois ci, une forêt non loin de mon domicile. Parfaite pour se ressourcer. Calme au possible par le peu de passage de vies humaines. Magique par sa beauté intemporelle et sa flore captivante.

Il était rare de croiser d’autres coureurs, mais il était d’usage de se saluer par un signe de tête. Ce fût cependant le cas à trois reprises sur le premier kilomètre que je parcourrai où je ne rencontrai que la gent féminine, sans doute bien plus matinale. 

Les kilomètres suivant se firent dans la solitude la plus totale, du moins jusqu’à mon cinquième kilomètre. J’aperçu une silhouette, dos à moi et face à un arbre. Il se soulageait sans la moindre pudeur au vue du jet que je pouvais distinguer à cette distance. Ma curiosité à l’égard de cet homme attira mon regard vers lui un court laps de temps. Ma motivation resta néanmoins sans faille, et je continuai mon parcours.

Une dizaine de kilomètres plus tard, à bout de souffle, je m’arrêtai de courir et commençai à marcher sans musique dans les oreilles cette fois ci. C’est alors que, non loin de là, j’entendis des cris étouffés masculins. Des cris de plaisir.

M’approchant silencieusement des bruits qui attiraient mon attention, je surpris un couple d’homme s’adonnant au plaisir de la chair. L’un d’eux dominait l’autre en le prenant en levrette d’une violence jouissive. L’autre était incroyablement cambré, le visage plaqué au sol par la main de son partenaire.

Habituellement, le voyeurisme ne faisait pas partie de mes usages, je préférais l’action à l’observation passive. Mais en voyant ces deux hommes, l’un dans l’autre, se délectant de leur plaisir, je n’avais coeur à les interrompre. Ma main droite fût alors ma seule option.

Humidifiant mon gland à l’aide d’un peu de salive, la paume de ma main se frotta au bout de ma verge. Tout en effectuant des mouvements circulaires lents et successifs, mon autre main, elle,  caressa mes testicules encore pleines.

Les cris du passif étaient de plus en plus bruyant, tout comme le son de l’impact des mouvements de bassin contre ses fesses orchestrés par l’actif. Ils ne se soucièrent guère du tapage qu’ils pouvaient causer, et ils avaient bien raison.

Je continuai d’observer, presque hypnotisé par ces deux corps nues s’unifiant en parfaite harmonie avec la nature. Je me masturbai, presque la bave aux lèvres, en prenant toujours soin de rester d’une discrétion absolue. J’aurai tellement aimé les accompagner.

Ils changèrent ensuite de position. Le passif se mit sur le dos, allongé sur le sol, l’actif décida, lui, de se mettre à genoux face au visage de son amant. Il était prêt à décharger sur son visage. Son corps frissonnait de plaisir et oscillait de gauche à droite comme le mouvement d’un balancier. Le garçon, allongé au sol, bougeait ses orteils frénétiquement tandis qu’il continuait à s’enfoncer les doigts dans l’anus.

Une explosion de foutre se déversa sur le passif qui ouvrit grand la bouche afin d’avaler un maximum de la semence de son bienfaiteur. Il se finit ensuite rapidement dans un hurlement de satisfaction intense.

 Les deux hommes se rhabillèrent aussi vite que possible et se quittèrent chacun dans une direction opposé, sans même s’échanger un mot. J’étais resté assez loin pour ne pas être vu, et ils avaient choisis deux chemins ne me permettant pas de les croiser.

Finissant mon affaire, je repris ensuite la traversé de cette forêt pas si apathique que ça.

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